Elyan Bonnet, ancien lieutenant-colonel de l'Armée de l'air, a tout quitté pour bâtir Atlas Aéro, une école de pilotage discrète aux portes de Toulouse. Mais dans les serveurs enfouis sous son hangar de Francazal, une intelligence artificielle qu'il a lui-même conçue veille en silence : Aletheia.
Quand la France entre dans ce qu'on appellera plus tard la Semaine Noire, cyberattaques, sabotages coordonnés, déstabilisation politique, Aletheia détecte ce que personne d'autre ne voit : un adversaire qui n'agit pas dans la lumière. Une IA d'Etat rivale. Des réseaux criminels infiltrés au cœur du pouvoir. Et derrière tout cela, un Etat étranger qui tire les fils dans l'ombre.
Avec ses alliés, un général de la Légion étrangère, une journaliste d'investigation, un candidat à la présidentielle que l'establishment veut détruire, Elyan va mener une guerre invisible. Une guerre où la vérité est l'arme la plus dangereuse.
Vingt ans de vols et de missions sur Transall, plus de 6 000 heures de vol et 200 missions de guerre. 20 opérations extérieures en Afrique, Moyen-Orient, ex-Yougoslavie et Afghanistan, dont deux fois sous le feu ennemi. Officier supérieur en état-major multinational, il a servi au plus haut niveau lors d'opérations de l'OTAN ou dans la conduite d'exercices internationaux complexes. Une vie au service de la France, loin des projecteurs.
Bruno de Saint-Heslier a vu ce que peu voient. Passionné d'aéronautique et de géopolitique, il a choisi la fiction pour dire ce que la réalité n'ose pas encore nommer.
Aletheia est son premier roman.
PREFACE
Ce livre est né d'une conviction simple : certaines vérités ne peuvent être dites qu'à travers la fiction.
J'ai principalement volé sur Transall, effectué vingt opérations extérieures et de multiples missions sur les cinq continents, et eu la chance d'être affecté dans divers états-majors multinationaux (OTAN...)
Je me suis toujours intéressé à des choses que les rapports officiels ne racontent pas — la fragilité des Etats, la porosité des institutions, la façon dont les menaces modernes contournent les défenses traditionnelles sans qu'on les voie venir.
Je vois aujourd'hui la France exposée, attaquée, affaiblie, et une autorité politique qui n'est plus que l'ombre d'elle-même. C'est un constat. Il suffit de prendre un peu de recul et d'être un peu curieux pour faire cette déduction malheureusement factuelle.
Aletheia est une fiction. Ses personnages n'existent pas. Mais les mécanismes qu'il décrit — ingérence étrangère, corruption politique, guerre de l'information, instrumentalisation des intelligences artificielles — sont réels.
Les personnages de ce roman sont fictifs, leurs noms, leurs fonctions, leurs visages. Mais certains d'entre eux font partie de ma vie, ou en ont fait partie. Je les ai renommés, parfois changé leur genre, souvent transposé leur histoire. C'est ma façon de leur rendre hommage sans les exposer. Ils se reconnaîtront, j'en suis certain. Et s'ils lisent ces lignes, je veux qu'ils sachent que leur présence dans ce livre n'est pas un hasard, c'est une dette de gratitude, discrètement acquittée.
Ce sont de vrais amis. Les meilleurs que la vie militaire m'ait donnés.
J'ai choisi d'écrire sous pseudonyme pour trois raisons que j'assume pleinement.
La première est sécuritaire. Mon parcours opérationnel — Afghanistan, Sahel, Moyen-Orient — m'expose à des intimidations, voire des menaces qui ne s'éteignent pas avec la retraite. L'anonymat n'est pas une précaution abstraite.
La deuxième est politique. Ce roman dit certaines vérités sur l'état de la France, sa classe dirigeante, ses compromissions, ses lâchetés. Des vérités que certains n'apprécieront pas. Je préfère qu'elles soient jugées sur leur fond, pas sur l'identité de celui qui les énonce.
La troisième est intime. J'ai servi dans la discrétion toute ma carrière. Il m'a semblé cohérent de conserver cette posture.
Pour être franc avec vous, je ne cherche pas la notoriété. J'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce livre. C'était, je crois, un rêve d'enfant. Et c'est quelque part une façon de transmettre une expérience de vie à vous, lecteurs, qui vous remémorez les missions passées ou qui rêvez d'aventures ou d'expériences que seule l'armée peut offrir.
Bruno de Saint-Heslier n'est pas un masque. C'est un choix, celui d'un homme qui a décidé que la vérité valait plus que la signature.
Bonne lecture.
Bruno de Saint-Heslier
Les personnages de ce roman sont fictifs. Certains s'inspirent librement de figures publiques ou de types humains croisés au fil d'une carrière, sans jamais les nommer ni les désigner. Si des ressemblances apparaissent, elles tiennent à la cohérence du tableau brossé, pas à une volonté de mise en cause personnelle.
Ancien officier et aviateur passionné, bâtisseur de secrets. Elyan n'a jamais vraiment quitté le combat, il a juste changé de terrain.
Une intelligence artificielle qui veille sur la vérité. Elle protège ce que les autres voudraient détruire.
Mécanicien, ami de trente ans. L'ancre humaine d'Elyan.
Expert opérationnel, pilote et ami fidèle. Celui qui reste quand tout vacille.
Général de brigade, Légion étrangère. Il n'a jamais vraiment quitté le terrain.
Entrepreneuse, amie de trente ans. Elle pose les questions que personne n'ose poser.
Haut fonctionnaire, ami de trente ans. Certaines loyautés sont plus compliquées qu'il n'y paraît.
Journaliste d'investigation. Elle tire les fils jusqu'au bout.
Candidat à la présidentielle. L'homme que l'establishment veut détruire.
Ancien Premier ministre. Certains secrets finissent toujours par remonter à la surface.
Le moteur Renault 4P tournait rond depuis six minutes. Elyan Bonnet le savait sans regarder sa montre. Six minutes, c'était le temps qu'il fallait au moteur inversé du Stampe SV-4 pour trouver sa température de croisière, ce point exact où les cylindres cessaient de tousser et où le quatre-pattes Renault se mettait à ronronner comme un vieux chat satisfait. Six minutes. Quinze ans de vol sur ce biplan et il n'avait jamais eu besoin d'un instrument pour le sentir.
Il tira légèrement le manche vers lui, corrigea d'une pression du pied droit sur le palonnier. Le Stampe s'inclina avec une docilité parfaite, aile basse à tribord, et la campagne toulousaine bascula sous lui dans la lumière de l'aube.
Cinq heures quarante-deux du matin. Le soleil n'avait pas encore franchi la ligne des collines du Lauragais, mais ses premiers rayons couraient déjà à l'horizontale sur les champs de tournesols endormis, transformant la plaine en un tapis d'or pâle strié de brume. La Garonne serpentait vers le nord-ouest, grise et lente, bordée de peupliers dont les cimes accrochaient les premières touches de lumière. Plus loin, bien plus loin, les Pyrénées formaient un mur bleu-violet, encore couronné de neige sur les sommets les plus hauts, le Vignemale, peut-être, ou l'Aneto. A cette distance et dans cette lumière rasante, on ne distinguait plus les frontières entre les pays, seulement celles entre la terre et le ciel.
Elyan respira profondément. L'air à huit cents pieds était vif, presque coupant, chargé de cette fraîcheur humide qui précède les matins d'été dans le Sud-Ouest. Il portait sa vieille veste en cuir brun, celle que Léon appelait sa « peau de bête » et un foulard de soie blanche noué autour du cou, pas par coquetterie mais par nécessité : sans lui, le courant d'air glacé qui s'engouffrait entre le pare-brise et le fuselage lui brûlait la nuque après vingt minutes de vol.
Le cockpit ouvert du Stampe. Son église à lui.
ALETHEIA
Bruno de Saint-Heslier
Thriller techno-militaire
19,90 €
Prix indicatif — définitif au 15 novembre 2026.
Disponible le 15 novembre 2026 — Précommandez dès maintenant et soyez parmi les premiers lecteurs.
Frais de port en sus — Livraison en France métropolitaine
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Aletheia est un roman d’aviation. La Gironde, terre de Mérignac et de Dassault, vient d’être dévastée par les flammes.
Il m’a semblé naturel que ce roman né dans le ciel rende hommage à cette terre meurtrie.
10% des bénéfices seront reversés à la mairie du Porge pour aider les habitants sinistrés.
Pour celles et ceux qui ne souhaitent pas acheter le roman, vous pouvez bien sûr faire un don directement à la mairie du Porge. Chaque geste compte.
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